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Comment rédiger le rapport moral d’une association ?

Gérer son association
11 minutes

December 24, 2025

, par

Kevin Pinto

Chaque année, les associations loi 1901 connaissent le même rituel avec la traditionnelle assemblée générale ordinaire. Une réunion durant laquelle de nombreux documents sont présentés et où l’un d’eux tient un rôle central : le rapport moral. Loin d’être une simple formalité, c’est un levier fort pour valoriser votre travail et mobiliser vos équipes autour d’un projet commun. Fonctionnement, avantages, obligations légales, bonnes pratiques : retrouvez tous nos conseils pour bien rédiger le rapport moral de votre association.

Qu’est-ce qu’un rapport moral d’association ?

Le rapport moral d’association, également appelé rapport d’activité, désigne le compte-rendu annuel que vous présentez lors de votre assemblée générale ordinaire. Ce document dresse un bilan complet de tout ce qui s’est passé durant le dernier exercice et permet de rendre compte de la gestion de l’association de manière précise et transparente.

En résumé, les objectif du rapport moral sont simples :

  • rassurer tous les membres de l’organisation sur la bonne utilisation des ressources ;
  • mettre en avant l’impact réel de toutes les actions menées ;
  • dévoiler les orientations et les projets à venir durant les prochains mois.

À l’issue de sa présentation en AG, il est soumis au vote des membres présents ou représentés, au même titre que les autres délibérations inscrites à l’ordre du jour.

Le rapport moral est-il obligatoire ?

D’un point de vue strictement légal, le rapport moral n’est pas obligatoire pour une association, la loi de 1901 ne l’imposant pas. Cependant, attendez un peu avant de ranger votre stylo : selon certains cas de figure, il peut se montrer vivement recommandé, voire… quand même obligatoire.

Quand le rapport moral est-il obligatoire ?

Si vos statuts associatifs ou votre règlement intérieur prévoient explicitement la présentation d’un rapport moral, la rédaction de ce document devient alors obligatoire. En effet, les membres fondateurs peuvent décider, dès la création de l’association, d’imposer ce document, en décrivant les modalités de rédaction et de communication.

Attention, en cas de non-respect des règles appliquées par les statuts, la responsabilité contractuelle du dirigeant en charge du rapport peut être engagée. Des sanctions peuvent même être appliquées si elles ont été prévues par les statuts.

Quand le rapport moral est-il recommandé ?

Même si vos textes ne l’imposent pas, la rédaction du rapport moral se montre indispensable si votre association :

  • compte un nombre élevé d’adhérents ;
  • exerce des activités lucratives ;
  • bénéficie de financements importants : subventions, dons, mécénats, parrainages.

Pour ces trois cas de figure, la transparence n’est pas une option : c’est une nécessité. Le rapport moral fait alors figure de marque de confiance envers vos membres, vos partenaires et financeurs.

> À lire aussi : Assemblée générale constitutive d’association : comment ça marche ?

Qui se charge de rédiger le rapport moral ?

Traditionnellement, c’est le président ou le représentant de l’association qui se charge du rapport moral et qui défend le bilan de l’année écoulée. Mais l’établissement de ce document peut revenir à un autre organe de gouvernement comme le bureau ou le conseil d’administration. Le plus important reste que le chargé de la rédaction dispose d’une bonne vision globale de l’activité de l’association, de son financement, et qu’il puisse en rendre compte de manière détaillée et exhaustive.

Une fois rédigé, le rapport doit impérativement figurer à l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire, organisée une fois par an. Après sa présentation, il est soumis à l’approbation des personnes présentes ou représentées. Ce vote permet notamment au président de mesurer concrètement le niveau de confiance que lui accordent les membres de l’organisation.

Cependant, si la majorité des votants désapprouvent le rapport, c’est un signal d’alerte fort qui doit conduire à la mise en place de mesures correctives, voire à la démission du président de l’association.

> À lire aussi : Statuts d’association : le guide complet 2025

7 points clés pour la rédaction
du rapport moral d’association

Rédiger un rapport moral complet et efficace passe par le respect de 7 grands critères essentiels. Mais gardez en tête que les modalités précisées dans vos statuts et le règlement intérieur priment sur nos recommandations.

1. Objet de votre association

Commencez par rappeler l’objet de votre association, autrement dit l’ADN de votre structure : les raisons de son existence et ses missions fondamentales. Ce petit rappel permet de contextualiser les actions que vous avez menées et comment chaque initiative s’inscrit dans la réalisation de objectifs.

> À lire aussi : Comment rédiger l’objet social de son association ?

2. Rapport de gestion financière

Si vous pouvez rédiger un rapport financier distinct afin d’établir vos comptes annuels, il peut se montrer utile de faire un point sur la gestion financière de l’année dans votre rapport moral. Présentez les recettes et dépenses, mettez en lumière les réussites de l’année mais également les différents aspects à surveiller.

Si vous constatez des variations importantes au sein de votre trésorerie, profitez de l’occasion pour en expliquer les raisons de façon pédagogique.

3. Relations avec les partenaires

Votre association n’évolue pas en vase clos. Dans votre rapport moral, prenez le temps de présenter toutes les relations extérieures à votre structure :

  • organismes publics et privés qui vous soutiennent ;
  • parrains, mécènes et partenaires associatifs avec lesquels vous réalisez des actions ;
  • groupes de réflexion et commissions auxquelles vous participez.

C’est également le bon moment pour les remercier pour leur accompagnement.

4. Bilan des activités réalisées

C’est le coeur de votre rapport moral. Détaillez tous les événements marquants de l’année : actions et projets menés, événements et manifestations organisés. Pour une meilleure lisibilité, classez tous ces temps forts par ordre chronologique ou par catégorie.

Vous pouvez également préciser le rayonnement de vos actions (local, national, international) ainsi que tous les chiffres clés de l’année :

  • nombre de participants à vos événements ;
  • résultats obtenus ;
  • montants collectés lors d’une campagne de dons, etc.

Il peut également être intéressant de lister tous les projets qui n’ont pas aboutis et les difficultés rencontrées durant l'exercice. Cette totale transparence renforcera votre crédibilité.

Vous pouvez également réaliser un rapide comparatif avec les exercices précédents afin de dégager des tendances, par exemple, sur les activités qui ralentissent ou qui, au contraire, montrent un vrai potentiel.

5. Adhérents de l’association

Les adhérents représentent le carburant de votre association. C’est grâce à eux que votre structure avance et que vous pouvez mener tous vos projets à bien. Dans votre rapport moral, mettez en avant des indicateurs clés significatifs :

  • nombre total d’adhésions ;
  • nombre de nouveaux membres ;
  • taux de renouvellement.

Profitez-en pour en tirer les conclusions nécessaires : une hausse des adhésions témoigne de l’attractivité de votre projet. À l’inverse, une baisse significative doit vous interroger sur les actions à mener.

> À lire aussi : Comment augmenter le nombre d'adhésions de son association ?

6. Bénévoles de votre association

Sans bénévoles actifs, difficile d’avoir une association performante. Le rapport moral annuel reste une excellente occasion de :

  • présenter les résultats obtenus grâce à l’engagement collectif ;
  • remercier chaleureusement les bénévoles pour toutes leurs actions ;
  • mettre en avant les personnes les plus actives ;
  • saluer les bénévoles qui quittent l’aventure.

C’est également le moment idéal pour lancer vos appels à bénévolat pour l’année à venir et mobiliser de nouvelles bonnes volontés pour aider l’organisation lors du prochain exercice.

> À lire aussi : Gestion des bénévoles d’association : comment les impliquer et les fidéliser ?

7. Projets à venir

Terminez la rédaction de votre rapport moral sur une note dynamique en vous tournant vers l’avenir. Pour mobiliser vos membres et les aider à se projeter, vous pouvez ainsi détailler :

  • vos projets pour l’année qui démarre ;
  • une stratégie claire ;
  • vos ambitions et objectifs ;
  • vos nouvelles orientations ;
  • les défis à relever.

D’une manière générale, gardez en tête qu’il n’y a pas de longueur imposée pour la rédaction de votre rapport moral. Mais ce document doit être lisible et compréhensible de tout le monde, et se montrer suffisamment précis et exhaustif.

À qui communiquer le rapport moral d’association ?

Le rapport moral est avant tout destiné aux membres de votre association. S’il est présenté au cours de l’assemblée générale ordinaire, il faut également penser aux absents. Vous pouvez ainsi leur communiquer ce document par voie postale ou par mail.

Dans une optique de transparence, certaines structures décident de partager leur rapport moral directement sur leur site web. Le document se montre donc accessible aux donateurs, bénévoles et partenaires potentiels. Une bonne occasion de valoriser votre organisation auprès du grand public.

> À lire aussi : 7 bonnes pratiques de communication interne en association

Comment Kis peut vous aider pour rédiger
votre rapport moral ?

Rédiger un rapport moral et faire le bilan de l’année, cela peut paraître un peu fastidieux. Heureusement, pour vous accompagner dans cette importante tâche, vous pouvez compter sur Kis.

Grâce à notre plateforme collaborative personnalisée et ses micro-applications dédiées à simplifier votre quotidien, vous allez pouvoir :

En bref, Kis contribue à rendre votre rapport moral complet et lisible, et vous fait gagner du temps à consacrer à tous vos projets et missions.

> À lire aussi : Logiciel pour association : 6 exemples concrets d’utilisation
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